Il y a des sports qui se regardent depuis un canapé, confortablement installé avec une bière et des chips. Et puis il y a le freeride. Ce sport-là, on le regarde les yeux écarquillés, la gorge sèche, en se demandant comment des êtres humains normalement constitués peuvent dévaler une paroi à 51 degrés, enchaîner un backflip au-dessus d’un couloir de mort, et arriver en bas avec le sourire. Réponse : ils ne sont pas normalement constitués. Ils sont freeriders.
Le ski freeride, c’est la branche sauvage de la famille des sports de neige. Pas de portes, pas de piste balisée, pas de filet de sécurité — juste une montagne vierge, une paire de skis ou un snowboard, et une dose de courage que la plupart d’entre nous gardent prudemment dans le tiroir du bas. Les riders choisissent leur propre ligne, face à un terrain naturel, et sont jugés sur leur vitesse, leur contrôle, leur fluidité, les sauts accomplis et la difficulté globale de leur descente.
Ce qui distingue le freeride compétitif du ski de piste traditionnel tient en un mot : exposition. Chaque erreur peut être fatale. Chaque run est une décision, une lecture de montagne, une conversation avec la gravité. C’est précisément pour cette raison que le Freeride World Tour a fait de la sécurité l’une de ses priorités absolues — avec un objectif ambitieux et non négociable : zéro accident mortel.
Trente ans sur le Bec des Rosses
Le Bec des Rosses, à Verbier, culmine à 3 223 mètres avec un dénivelé de 600 mètres. Ses secteurs à 50 degrés, ses couloirs serrés, ses barres rocheuses et ses lignes hautement techniques en font le terrain de jeu le plus exigeant du circuit. C’est ici, sur ce mur vertigineux qui surplombe le Val de Bagnes, que tout a commencé.
Depuis sa création en 1996, l’Xtreme Verbier a évolué d’une compétition réservée au snowboard vers la grande finale officielle du Freeride World Tour. Trente ans de légende, trente ans de runs mémorables, de chutes spectaculaires et de champions couronnés sous les yeux d’un public en délire. Cette année marquait le 30ème anniversaire de l’événement — une raison de plus de faire le déplacement.
Le FWT, lui, est la ligue élite du freeride mondial. Une poignée de stops soigneusement sélectionnés à travers le globe, des qualifications serrées, et une finale à Verbier qui concentre tout : la pression, la gloire, et les meilleurs riders de la planète au même endroit, au même moment.
Honda et le freeride : une alliance qui tient la pente
C’est dans ce cadre que Honda Switzerland a décidé de s’engager comme partenaire de l’événement — et ce n’est pas un hasard. Les deux institutions partagent des valeurs communes. L’excellence sportive, le développement durable — là où le freeride s’impose comme un sport de montagne sans installations et sans modifications du paysage, et Honda comme référence mondiale en terme de consommation efficiente — et cet objectif de zéro accidents mortels qui résonne particulièrement fort sur une face comme le Bec des Rosses.
Honda a choisi d’accompagner un sport de niche, certes, mais de très haut niveau. Un sport où chaque détail compte, où la technique prime sur le spectaculaire brut, et où l’innovation est une nécessité de survie. Des valeurs que la marque japonaise connaît bien.
Pour illustrer cet engagement, Honda nous a mis à disposition un CR-V pour le week-end. Le verdict ? Une machine taillée pour les familles de montagne qui refusent de choisir entre confort et conscience écologique. Spacieuse au point qu’on pourrait y loger une cordée entière, elle surprend par ses petits détails ingénieux — comme ces portes arrières qui s’ouvrent à 90 degrés, pratique quand on charge des sacs de matériel à 6h du matin dans l’obscurité d’un parking de station. Côté coffre, pas de trappe à skis : les ingénieurs japonais l’ont jugée dangereuse en cas de freinage d’urgence. Une décision qui dit long sur la culture sécurité de la marque. En revanche, ta planche de snow tiendra parfaitement en diagonale dans le coffre, sans rabattre les assises.

La motorisation eHev mérite également un mot. Le moteur thermique n’est pas là pour propulser directement la voiture, mais pour recharger la batterie. En conduite coulée sur les routes alpines sinueuses, c’est un régal de douceur et d’efficacité. En conduite sportive, en revanche, le système montre ses limites — mais franchement, ce n’est pas ce qu’on lui demande. Une Honda CR-V, c’est fait pour arriver sereinement à destination, pas pour doubler dans les épingles. Et avec une console moyenne de 6,5l / 100 km, c’est plus qu’honorable.
Dans les coulisses du cirque blanc
L’accueil de Honda a été à la hauteur de l’événement : royal. On a eu le privilège rare de découvrir les coulisses de la machine FWT — la cabine de commentaires, la régie technique, ces êtres humains qui orchestrent en temps réel le chaos maîtrisé d’une compétition de ce calibre. Puis place à la zone VIP, perchée face au Bec, pour regarder les runs dans les meilleures conditions possibles.
L’idée de Honda est simple et belle : faire vivre une expérience hors du commun à ses invités, et montrer que la marque s’engage vraiment — pas seulement avec un logo sur une bâche, mais en emmenant ses partenaires au cœur de l’événement. C’est ça, le vrai partenariat.

Les résultats : du grand art sur neige fraîche
La 31ème édition du Yeti Xtreme Verbier s’est disputée dans des conditions idéales. Cinquante centimètres de neige fraîche étaient tombés dans les jours précédant l’épreuve, offrant un terrain parfait pour une finale mémorable. Chez les hommes, c’est le Suisse Liam Rivera, rider local issu du Verbier Freeride Team, qui a signé la performance du jour en snowboard avec 96 points — le meilleur score jamais enregistré dans la catégorie. Parallèlement, c’est le Français Victor de Le Rue qui a décroché un cinquième titre mondial historique, record absolu sur le circuit. Sur les skis, l’étape a été remportée par le Néo-Zélandais Ben Richards après une saison de haute tenue en remportant également le titre mondial.
Chez les femmes, la Française Lou Barin, rookie sur le circuit, a réalisé un doublé historique en remportant l’épreuve et le titre général FWT dès sa première saison. Confrontée pour la première fois au Bec des Rosses — et admettant à demi-mot l’avoir trouvé intimidant — elle a répondu avec 95 points et un run d’anthologie : une liaison du haut comme un double, un 360 depuis la traversée haute, et un second 360 depuis une barre rocheuse. Une performance à couper le souffle.
Sur snowboard, c’est l’Américaine Mia Jones a réalisé une saison de rookie parfaite, remportant à la fois l’épreuve de Verbier et le titre général. Petite précision qui n’est pas anecdotique : son père, la légende Jeremy Jones, avait remporté l’Xtreme Verbier en 2005 — l’année de sa naissance. Vingt et un ans plus tard, la fille marche dans les traces du père. Sur le Bec des Rosses, les histoires ont parfois une façon de boucler la boucle avec une élégance que les scénaristes n’oseraient pas imaginer.
Ce week-end sur le Bec des Rosses restera gravé dans les mémoires. Pour les performances sportives, d’abord. Mais aussi pour ce qu’Honda a su créer autour : une bulle d’excellence partagée, entre sport de haut niveau, innovation automobile et hospitalité à la suisse — c’est-à-dire, impeccable.

Un grand merci à Honda Suisse pour l’invitation et pour le prêt du CR-V




0 commentaires