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Genesis GV60 : l’électrique qui refuse la banalité

28 Juil, 2026

Ecrit parMattia Cuccu

J'adore conduire des voitures pour le plaisir, c'est pourquoi j'ai fondé ce magazine digital en 2023 avec mon ami Mattia Ceccarelli. Porsche et Ferrari font les meilleures voitures du monde (bientôt en essai ici). J'aime les voitures bien conçues et surtout qui procurent de l'émotion.

Genesis n'a jamais cherché à copier ses aînées premium. Avec le GV60, la marque coréenne prouve qu'on peut être luxueux sans être conformiste.

Genesis n'existe en tant que marque indépendante que depuis 2015, séparée de la maison mère Hyundai pour incarner ses ambitions de montée en gamme. Une décennie à peine, et pourtant l'écurie coréenne s'est imposée avec une rapidité qui a surpris jusqu'aux observateurs les plus sceptiques du secteur automobile. Le GV60, dévoilé en 2021, marque une étape charnière dans cette trajectoire : c'est le premier modèle pensé nativement pour l'électrique, construit sur la plateforme E-GMP partagée avec la Hyundai Ioniq 5 et la Kia EV6, mais habillé d'une identité radicalement différente.

Là où beaucoup de constructeurs jeunes cherchent leur légitimité en imitant les codes établis — grille imposante façon allemande, chromes façon britannique — Genesis a fait le pari inverse. Le GV60 ne ressemble à rien d'autre sur le marché. C'est un pari risqué pour une marque qui doit encore se faire un nom, mais un pari qui, à l'usage, se révèle payant.

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Design : le crossover qui n'a pas peur d'être différent

La première chose qu'on remarque, c'est cette silhouette de crossover coupé qui refuse catégoriquement les compromis habituels du genre. Les lignes sont tendues, la carrosserie assume des volumes généreux sans jamais paraître massive, et l'ensemble dégage une présence qui se démarque immédiatement dans un parking — pas par excès, mais par singularité. On ne confond pas un GV60 avec autre chose.

Ce qui frappe, en réalité, c'est la cohérence de cette différence. Rien ne semble accidentel ou gratuit. Chaque courbe répond à une intention, chaque proportion semble pesée. C'est le genre de design qui, la première fois, surprend — et qui, à la deuxième rencontre, commence déjà à sembler familier, presque évident. Une réussite rare pour une marque qui n'a pas encore un demi-siècle d'histoire stylistique à faire valoir.

LE GV60 fait dans l'originialité avec sa forme de crossover et sa signature à forte personnalité. On aime.

Intérieur : le bleu qui dérange, et qui a bien raison

À l'intérieur, Genesis prend un risque calculé — et je dois avouer que ce risque m'a immédiatement séduit. Le revêtement bleu qui habille notre exemplaire d'essai divisera, c'est certain. On est loin, très loin, des habitacles noirs charbonneux qui tapissent 90% du marché premium actuel, cette uniformité tristounette qu'on a fini par accepter comme une fatalité du segment. Ici, la couleur s'assume, elle éclaire l'habitacle, elle change littéralement le rapport émotionnel qu'on a avec la voiture avant même d'avoir démarré.

La finition, elle, ne fait aucun compromis. Cuirs et métaux sont omniprésents, la qualité perçue est de très haut niveau, et certains détails — comme le dessin de la contre-porte, qui évoque franchement les codes visuels d'une supercar — trahissent une ambition stylistique rarement vue à ce niveau de gamme. On sent une équipe qui a voulu marquer les esprits, pas simplement cocher des cases de cahier des charges. Seul vrai regret : les commandes de climatisation, positionnées un peu trop loin, obligent à tendre le bras pour les atteindre. Un détail d'ergonomie qui gâche légèrement une expérience par ailleurs sans reproche.

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Loin des intérieurs noirs austères, cet habitacle a le mérite d'être frais. En plus d'être de très bonne qualité.

Au volant : le confort avant tout, la puissance en réserve

Une fois en mouvement, la philosophie du GV60 se précise. Le confort prime, clairement, dans les intentions des ingénieurs coréens — la suspension filtre, l'insonorisation protège, l'ensemble roule avec cette sérénité qu'on attend d'une voiture premium. Et pourtant, sous cette enveloppe confortable, sommeille une réserve de puissance bien réelle : le GV60 sait se montrer vif quand on le sollicite, sans jamais renier son tempérament fondamentalement routier.

C'est justement pour cette raison qu'on recommande la version intermédiaire. Moins chère, moins puissante que la déclinaison Performance, elle offre en contrepartie une autonomie supérieure — un arbitrage qui a du sens pour un usage quotidien, là où les chevaux en trop ne servent souvent qu'à alimenter l'ego plutôt que le trajet. Il faut néanmoins être honnête : l'autonomie globale du GV60 reste dans la moyenne du segment, sans étinceler particulièrement. Ce n'est pas rédhibitoire, mais ce n'est pas non plus l'argument qui fera basculer un client hésitant.

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Sur route, le GV60 se montre confortable et dynnamique. La performance sur cette version est démesurée.

Conclusion : l'originalité comme meilleure carte de visite

Le Genesis GV60 est une réussite qui mérite qu'on s'y attarde. Dans un marché saturé de propositions qui se ressemblent toutes, il ose la différence — dans le design, dans l'habitacle, dans son tempérament général. C'est précisément cette audace qui donne envie de recommander la marque à ceux qui cherchent autre chose que le premium en pilote automatique.

Merci à Genesis Switzerland pour le prêt de cette voiture.

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