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Genesis GV70 : le salon sur roues qui a tout compris au luxe, sauf l’autonomie

16 Juil, 2026

Ecrit parMattia Cuccu

J'adore conduire des voitures pour le plaisir, c'est pourquoi j'ai fondé ce magazine digital en 2023 avec mon ami Mattia Ceccarelli. Porsche et Ferrari font les meilleures voitures du monde (bientôt en essai ici). J'aime les voitures bien conçues et surtout qui procurent de l'émotion.

Genesis n'a pas encore la notoriété de Mercedes ou d'Audi. Après un essai de la GV70, on se demande vraiment pourquoi.

Il y a des marques jeunes qui compensent leur manque d'histoire par de la démesure — trop de chevaux, trop d'écrans, trop de tout. Genesis a choisi une autre voie, plus rare et plus difficile : celle de la retenue élégante. La GV70 en est la démonstration la plus convaincante. Pas de cri, pas d'esbroufe. Juste une exécution qui frôle par moments la perfection.

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Design : la signature qui impose le respect

Le premier contact se fait par les yeux, et ils ne sont pas déçus. La GV70 assume des courbes généreuses et des arêtes nettement dessinées, un jeu de contrastes qui donne à la carrosserie un relief presque sculptural. La signature lumineuse à deux étages, désormais identifiable entre mille, structure l'avant et l'arrière avec une cohérence graphique rare — au point que la comparaison avec Bentley n'est plus une coquetterie de journaliste, mais une évidence qui saute aux yeux dès le premier regard.

Il y a dans ce dessin une touche rétro savamment dosée, qui ancre la voiture dans une forme de continuité esthétique sans jamais tomber dans la nostalgie facile. C'est du design maîtrisé, pensé, qui ne cède à aucune mode passagère. On sent une équipe de stylistes qui savait exactement où elle voulait aller.

Le GV70 ne dissimule pas ses ambitions, et se présente dans une robe très premium.

Intérieur : un salon, littéralement

C'est à l'intérieur que la GV70 assène son argument le plus fort. On s'attend à du premium correct. On trouve un véritable salon roulant. Pas un gramme de plastique dur en vue — chaque surface, chaque matériau respire la qualité, avec une constance qui ferait rougir certaines allemandes bien plus chères.

L'éclairage d'ambiance mérite une mention spéciale, notamment ce traitement en effet marbre glissé derrière l'accoudoir des portières — un détail que peu remarquent au premier coup d'œil, mais qui change complètement l'atmosphère nocturne de l'habitacle. C'est le genre de raffinement qu'on ne demande pas, qu'on ne réclame jamais dans un cahier des charges, mais qui, une fois découvert, devient difficile à oublier.

La technologie est intégrée avec intelligence plutôt qu'empilée sans logique. Seul regret : l'absence de retour haptique sur les commandes de climatisation, qui manque de la satisfaction tactile qu'on retrouve ailleurs dans l'habitacle. Heureusement, Genesis a eu la sagesse de conserver des boutons physiques pour le reste des fonctions essentielles — un choix qui devrait inspirer bien des constructeurs actuellement en pleine razzia tactile.

Côté équipements, la liste est généreuse et surtout pertinente. Le rétroviseur central transformable en écran caméra impressionne par sa clarté. La caméra d'angle mort qui s'affiche automatiquement à l'activation du clignotant est de ces innovations qui, une fois essayées, semblent indispensables. Le GPS à réalité augmentée superpose intelligemment les indications sur la réalité de la route. Et cerise sur ce gâteau bien garni : Genesis a conservé un vrai toit panoramique ouvrant, plutôt que de céder à la mode paresseuse de la simple vitre fixe. Un détail qui semble anodin, mais qui change réellement le rapport à la lumière et à l'air à bord.

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Des cuirs, du métal, de l'effet marbre et un design aux inspirations rétro font de cet habitcle un salon qu'on n'a plus envie de quitter.

Au volant : le confort comme philosophie de vie

S'installer dans la GV70, c'est comprendre immédiatement où se situe sa priorité absolue. Les sièges sont moelleux, enveloppants, generous — on a littéralement l'impression de voler sur un coussin. Le confort ici n'est pas un compromis, c'est une déclaration d'intention.

La voiture est puissante, cela ne fait aucun doute — le boost est disponible à volonté, généreux, immédiat. Mais soyons clairs : la dynamique n'est pas le terrain de jeu de la GV70, même en mode Sport. Ce n'est pas une routière qui cherche à flatter l'ego du conducteur dans les virages serrés. C'est une voiture qui privilégie la sérénité du trajet à l'excitation du pilotage — un choix cohérent, assumé, et qui correspond parfaitement à sa vocation.

Reste un point qui tempère l'enthousiasme : l'autonomie. Pour une voiture qui joue clairement dans la cour du luxe premium, elle mériterait un chiffre plus généreux. C'est le genre de détail qui, sur le papier, ne semble pas dramatique — mais qui, à l'usage, sur une longue routière justement conçue pour l'usage routier, devient une contrainte bien réelle.

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Le GV70 affirme son identité. Les feux à deux étages font désormais partie de l'ADN stylistique de la marque.

Conclusion : la routière qui mérite plus de reconnaissance

La Genesis GV70 est une réussite qui ne demande qu'à être découverte. Design abouti, habitacle somptueux, confort royal, technologie pensée avec soin — la recette est presque parfaite. Il ne manque qu'une autonomie à la hauteur de ses ambitions pour transformer cet essai très convaincant en véritable coup de cœur sans réserve. En attendant, Genesis prouve, une fois de plus, qu'elle mérite qu'on s'y intéresse sérieusement.

Merci à Genesis Switzerland pour le prêt de cette voiture.

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